ADIEU PAUL IGNACE JANVIER

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TRiboLAND

ADIEU PAUL IGNACE JANVIER

Par Adyjeangardy

Le coup rude a frappé mon ordinateur quand un ami Joel Lorquet de la Fondation Lorquet, m’informe, par un court texte, en pleine nuit, de la mort subite de Paul Ignace Janvier,

Cette nouvelle me secoue, on dirait un séisme, puisque Paul Ignace m’apparaissait comme un être immortel que j’ai connu au quotidien LE MATIN, et que j‘ai été voir une fois a Orlando ou il vivait.

Paul Ignace adorait rire et rien ne semblait le prédestiner un jour à la mort. Il adorait écrire et rien ne pouvait prévoir qu’un jour on écrirait sur lui au passé.

Il souffrait un moment de voir dépérir son pays, ce petit fils de Louis Joseph Janvier qui ne croyait pas comme son arrière grand père qu’on en arriverait la. Il ne désespérait pas de revenir un jour vivant, sur la terre sacrée de ses ancêtres pour se battre et reconstruire la vie.

Et puis tout à coup la nuit a enveloppé le camarade , l’emmenant au loin dans un autre monde ou les lettres a la terre n’existent point, parmi les étoiles ou seuls existent des  anges comme lui.

Paul Ignace Janvier aimait les gens, il vivait comme un ami pour sa famille et ne connaissait pas le mot trahison. Il voulait du bien pour le plus grand nombre. Il n’est pas parti sans rien faire. Au contraire il a aidé des milliers a sortir de l’ignorance, les introduisant vers des universités noires américaines ou les aidant à abandonner le chômage et la misère.

Ce n’était pas un feuille morte mais un arbre. Il détestait le deuil , les cercueils, adorait la santé et la vie. Pourtant il est parti apres avoir fait la connaissance d‘un sale cancer aux couleurs délavées en terre américaine. Il allait rarement aux funérailles, préférant les fêtes , les accolades et les blagues enfantant des rires francs .

Paul Ignace Janvier s’est évadé vers l’Inconnu, son portrait s’échappant des peintures de souffrance qui marquaient son esprit. Il se préparait a aller vers la tombe sans accepter l’oubli.

Dans sa famille , il reste dans le cœur de sa mère et de ses parents comme une âme prisonnière. Sa route ne s’arrête point, puisque ses rêves demeurent. Il vit dans le vent , dans le calme des matins turbulents et des nuits chaudes de nos villes en folie.

Les chagrins délirent. Sa mort est un mystère. A nous maintenant d’éviter ce qu’ il détestait le plus : la désespérance. Adieu Paul Ignace, nous ne t’oublierons jamais.

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