OPL: Un bilan désastreux de la 2ème anniversaire de la présidence de Jovenel Moïse

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Conférence de presse du 6 fevrier 2019

A) Occasion 2ème anniversaire de la présidence de Jovenel Moïse: un bilan désastreux*

Sur le plan politique:
La gestion politique du Président est caracterisée par le népotisme, un copinage nuisible, une politisation institutionnelle dérangeant, créant ainsi une privation des services de base à la population qui précarise la société à grande vitesse. C’est un pouvoir qui gaspille les maigres resources de L’ État dans des prises de decisions inconsidérées, aggrave le dysfonctionnement des institutions, généralise la corruption et rend insoutenables les conditions de vie de la majorité de la population. Il tue l’espoir.

Le Chef de l’État perd tout contrôle et ne dirige plus. Le pays vit avec un Président détenteur de zéro leadership, discredité et décrédibilisé, à cause de son inprévoyance, la maucaise orientation de ses politiques. Mais aussi son rapport antérieur avec des mauvaises pratiques dans la gestion des fonds de l’État et sa participation confirmée à travers des firmes et sociétés contractantes indexées par la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) dans la dilapidation des fonds Pétro-Caribe.

Sur le plan économique:
Le Président avec ses gouvernements n’a encouragé aucun effort réel de production nationale. Pas de création d’emploi. La propagande ne fait pas de miracles. L’inflation galoppe à un rythme vertigineux. La seule croissance que connaît le pays, c’est celle de la pauvreté extême. La marginalisation de la gourde par rapport au dollar en est le plus grand exemple. Le Président Jovel Moïse et son entourage suivent les traces de son prédécesseur, Michel Joseph Martelly, en obligeant L’ État à depenser beaucoup pour très peu. Ex: Le contrat liant l’ONI et la firme DHERMALOG impliquant la première dame Martine Moïse.

L’objectif de telles opérations semble de tirer beaucoup de profit des resources de L’ État, préférant inventer des dépenses faramineuses alors que L’ État ne peut pas satisfaire les besoins de base de la population. Le rapport du Président l’empêche d’accorder de l’importance au dossier Pétro-Caribe. Il faut se rappeler qu’il avait qualifié les précedents rapports de persecution politique. Tout compte fait, avec la publication du rapport de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), qui confirme la participation du Président Jovenel Moïse dans la dilapidation du fonds Pétro-Caribe. Lequel Président qui, préalablement est inculpé dans une affaire de blanchiment, il est aujourd’hui face à son destin. 

Sur le plan social:
Contrairement à la propagande officielle, c’est dans les faits le pouvoir le plus insensible aux couches défavorisées durant les 30 dernières années. Le clientellisme pratiqué par ce pouvoir défraye la chronique. Le Président se préoccupe davantage à exploiter les ressources de L’ État au profit de ses supporteurs et/ou bienfaiteurs.

Lecture analytique sur rapport de CSCCA/Petro-Caribe:

Position de l’OPL:
Après 24 mois d’une gestion à vue, caractérisée par l’improvisation, des affaires publiques et le prolongement irresponsable de la période de campagne électorale par des tournées sans fin sur tout le territoire truffées de promesses inouïes sans considérations des voies et moyens pour leur matérialisation ;

considérant les conséquences négatives de ces comportements sur la gouvernance du pays et donc l’échec du Président à relever le défi 
de contrer l’effondrement de l’État pour remettre la Nation en confiance dans la construction de lendemains meilleurs pour chaque haïtienne et chaque haïtien;

considérant l’impact du désenchantement installé par la mauvaise gouvernance de monsieur Jovenel Moïse chez des acteurs politiques, économiques, sociaux, et du désespoir d’une frange importante de la population;

tenant compte de la réalité objective des conditions de vie en dégradation continue de la population et du danger d’explosion qi’implique une telle situation;

vu l’indexation directe par la CSC/CA du Président de la République dans le dossier des dilapidateurs des fonds Petro-caribe, lui, faisant déjà l’objet d’inculpation par l’UCREF, une autre agence de contrôle de l’État; 

OPL, analysant la situation socio-politique actuelle croit que le Président doit tirer les conséquences du bilan désastreux de sa gestion. Pour la stabilité du pays, au temps du Dialogue nécessaire, incontournable devant définir les contours de la nouvelle orientation politique, économique, sociale du pays, deux options s’offrent au Président de la République :

1) Le Président Jovenel Moïse manifeste lui-même sa compréhension de la situation socio-politique explosive et volontairement présente sa démission à la Nation. 

2) Le Parlement dans ses prérogatives constitutionnelles, pour prévenir tout débordement insurrectionnel, force le Président à la démission.
Ou sous la pression des forces convergentes de la société entame le processus de destitution pour rendre possible l’action de la Justice dans le cadre d’un procès équitable.

La mobilisation des citoyennes et citoyens à bout de souffle forcera une issue à cette situation désastreuse. Elle peut être heureuse si les acteurs politiques et sociaux, notamment les hauts responsables de l’État se montrent à la hauteur de la tâche. l’OPL en appelle à leur intelligence et leur sens des responsabilités envers la Nation. Elle soutient toute action civique et politique en appui à la mobilisation populaire pour renverser la situation actuelle et libérer le pays.

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