Deux nouveaux cas de meurtres par balle à LaTortue

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LATORTUE__(Triboland) Neslie Loriston et un autre jeune homme dont son identité reste confuse, sont tombés dans l’après-midi du 20 Mai 2019 dans la localité de “Labastè” de l’île de la Tortue, après avoir reçu des projectiles au cou et à la tête, selon les informations recueillies des sources combinées. Ce double meurtre a été perpétré, suite à un conflit terrien éclatant entre deux familles tortugaises. Les deux victimes faisaient partie chacune d’un camp. Pendant plusieurs fois, il a eu des confrontations dans ce même lieu, lorsque l’une des familles tentait de replacer une lisière séparant deux morceaux de terre, d’après les dires du Maire principal de la commune Josmane Lubin qui n’était pas présent sur les lieux.


Malheureusement, aucune identité des meurtriers n’ont été révélée jusqu’à présent, en dépit du fait que l’incident s’est produit en plein midi. Et les présumés criminels qui auraient commis leur forfait se sont paisiblement échappés Aix yeux de tout le monde, sans aucune inquiétude, suivant les informations véhiculées par certains habitants de l’île. Cependant, aucun procès verbal de constat légal n’a été dressé par les autorités judiciaires de La Tortue, en raison du fait que les agents de la police Nationale d’Haïti sont totalement absents sur l’île, depuis après les événements ayant conduit aux pillages et à l’incendie du sous commissariat de la commune, si l’on veut croire aux propos du Maire Principal de la commune, M. Josmane Lundi, rejoint au téléphone par le www.triboland.com. Les parents des victimes ont transféré les corps inertes pour les fins d’inhumation, sans ordres du juge de paix ayant eu peur de se présenter sur les lieux par mesure de se protéger eux-mêmes.


Pour l’instant, en matière de sécurité, la commune de La Tortue est pratiquement livrée à elle-même. Pas de force de l’ordre, la justice devient immédiatement inopérante. Pourtant, selon les informations, environ 70% des tortugais sont détenteurs d’une ou de plusieurs armes à feu. Ce qui aurait raffermi davantage les bandits dans ses oeuvres, de avis de plus d’uns. Longtemps de cela, l’île de Latortue s’est réputée comme une zone de non droits ou la commune du département du Nord’Ouest, dont l’insécurité atteint son plus haut sommet. Les bandits s’opèrent en plein jour et les policiers qui cantonnaient là-bas deviennent impuissants pour les capturer. Et, une personne appréhendée par les force de l’ordre en flagrant délit ou sur mandat, ne peut se transférer à Port-de-Paix, si les bandits ne se décident pas. La présence policière qui y était, ne peut contraindre les actes de banditisme et diminuer la montée en flèche du taux de criminalité dans cette commune.


Le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, Me Jean Volney Bellamin affirme, pour sa part, que des décisions sont en train d’être prises au plus haut niveau de l’État de manière à rétablir l’ordre et la paix à l’île de LaTortue, parlant notamment de l’évacuation des policiers et de l’incendie du sous-commissariat de la commune. ” Sous les instructions de nos supérieures hiérarchiques, notre mission première était de permettre les agents de la PNH aient la vie sauve. Pour l’ instant, au niveau du gouvernement, on réfléchit sur la possibilité de redresser la barque par le rétablissement des forces de l’ordre sur la commune”, a fait savoir le chef du parquet de Port-de-Paix, dans une interview accordée au www.triboland.com le Mardi 21 Mai. Par ailleurs, le chef du parquet de Port-de-Paix a déclaré que des études sont déjà réalisées sur les locaux du sous-commissariat de LaTortue, en vue d’effectuer des réparations rapides.

Pour ce concernant les deux cas de mort survenus dans l’après-midi du Lundi 22 Mai, le parquet de Port-de-Paix a déjà émis des mandats contre les présumés auteurs et co-auteurs de ces crimes odieux. Et parallèlement, action publique se met en mouvement contre les gens ayant incendié le sous-commissariat de l’île. ” La commune de La tortue n’est pas un pays étranger, nous pouvons pas nous permettre en tant qu’autorité livrer l’espace aux bandits. Ce sont nous (la justice et la police) qui détiennent la violence légitime. Notons que ces actes de criminalité se répètent souvent et depuis bon nombre de temps sur l’île. Mais, cette fois-ci, le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix promet de freiner les actions des bandits. Une mission qui pourra, toutefois, paraître difficile lorsqu’on sait pertinemment que les bandits utilise et les armes à feu et les armes blanches pour commettre les crimes. Attendons voir!

Marc Edy Ossam, Triboland

Credit photo: J. Lorquet

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