Boycottage de la décision contre la revente du carburant dans les rues

Il y a plusieurs semaines de cela, depuis le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, Me Jean Volney Bellamin a annoncé un ensemble de mesures visant à interdire la vente des produits pétroliers par les Marchands ambulants. Le chef du parquet a évoqué, en ce sens, la loi du 2 Janvier 1947 fixant les peines des contrevenants d’une sanction à de six mois à 3 ans d’emprisonnement. Cette décision a été prise en collaboration avec le délégué départemental du Nord-Ouest, M. Wisley Dordouille, aurait du être rentrée en application dès vulgarisation de la note, selon c’est qu’a confirmé Me Jean Volney Bellamin au micro de la radio Marconi FM. Il était d’abord question de saisir les produits par les agents de la PNH dont l’instruction a été formellement donné par le parquet.
Pourtant, il s’agissait de préférence d’une mesure pompier, peut-être, dans le but de calmer la tension des chauffeurs de taxi motos en particulier et les propriétaires des véhicules en général. Car, après deux ou trois jours, où les concernés ont pris un recul, ils ont retourné pour plus belle dans les rues, avec plusieurs gros récipients ayant du carburant pour les revendre à mille et mille pour l’instant. Alors que et le délégué départemental et le commissaire du gouvernement qui ont pris cette décision, sont sur place. Des autorités qui ont du mal à freiner cette dérive qui fait tor à l’ensemble de la société. Aux alentours des pompes à essence, ils sont légion les revendeurs du carburant étalant leurs produits sans aucune crainte ni peur d’être sanctionnés par la justice.
Lors de cette même conférence de presse, le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix avait parlé d’une rencontre ayant eu lieu avec les responsables des pompes à essence dans la ville, en vue de s’assurer du respect scrupuleux de la décision prise. C’est en sens que le chef du parquet de Port-de-Paix donnait la garantie aux journalistes que le marché des revendeurs du carburant allait se fermer. En dépit de la persistance de la presse, vue que cette mesure judiciaire a été vainement annoncée par les autorités compétentes, Me Jean Volney Bellamin se montrait optimiste, cette fois-ci. Aujourd’hui le constat, c’est que les Marchands détaillants continuent à accaparer les produits à la pompe à 224 gourds/gallon pour en revendre jusqu’à 1500 gourdes/galon (Gazoline). Le plus vexant dans tout cela, c’est à quelques mètres des pompes que l’on constate cette dérive. Et il est plus aisée pour ces revendeurs d’en acheter à la pompe que les chauffeurs des taxis motos et ceux des machines.
Selon certaines opinions, les contraintes de la mise en application de cette décision se résumeraient dans le simple fait que les hommes du secteur privé auraient le contrôle des autorités de l’État, à ce titre, ils sont capables d’appliquer ou non une décision prise par ces dernières. Comme quoi, ceux qui ont de l’argent détiennent leurs propres lois, par conséquent ils agissent de leur propre gré. D’autant que le ministère du commerce n’est pas réellement présent dans le département du Nord-Ouest pour contrôler le marché, même lorsqu’on sait pertinemment que la faiblesse des institutions s’étend sur tout le territoire national. Personne n’est en mesure véritablement pour faire respecter l’autorité de l’État. C’est à la longue de journée que les chauffeurs des taxis motos se plaignent, mais à qui s’adresser?
Soulignons qu’en dépit de la rareté du carburant sur le marché, il y a parallèlement une culture de méchanceté de certains propriétaires de pompe à essence à Port-de-Paix qui préfèrent de stocker les carburants dans leurs réservoirs quand ils sont incapables de les vendre aux marchands détaillants en complicité avec les pompistes. ” Pourquoi, un chauffeur s’oblige de passer au moins deux jours à la pompe avant de renflouer son automobile, quand le produit est disponible. Ce qui est totalement différent pour les Marchands détaillants”, se questionnent certains observateurs. Donc, le problème est bien existé, mais qui cherchera à le remédier, questionnent-ils.
Marc Edy Ossam, TRiboLAND






