Port-de-Paix: Au moins sept cent (700) gourdes pour un galon de gazoline

PORT-DE-PAIX__(Triboland) Depuis environ une semaine, la rareté de carburant dans les pompes à essence ne sont pas conséquences sur la vie quotidienne dans le chef-lieu du département du Nord’Ouest en particulier, comme sur tout le territoire national. Car, avec au moins sept cent (700) gourdes pour un gallon de gazoline, on a assisté pertinemment à de vives altercations entre les chauffeurs de moto-taxis et les passagers. A chaque fois, les prix du carburant s’exagèrent dans les rues, les circuits augmentent considérablement et parfois, à volontiers. De vingt-cinq gourdes, un circuit passe à 50 gourdes à Port-de-Paix. Cet état de fait, est aussi valable pour le transport en commun, d’une commune à une autre du département du Nord’Ouest.
Même les personnes ayant leur propre véhicule se trouvent dans cette même labyrinthe de circuler. Ce qui a occasionné des retards répétés aux heures de bureaux des services déconcentrés de l’État notamment. Parfois, où l’on passe dans la cité de Cappoix La mort, les gens se plaignent de cette situation lamentable, pourvue qu’il s’agit d’un produit transversale engendrant des conséquences néfastes sur presque tous les secteurs. Mais hélas, la solution à ce problème crucial se fait attendre encore. Pourtant, la vente des produits pétroliers à travers les rues ne cessent pas, en dépit des mesures drastiques ayant été annoncées par le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix, Me Jean Volney Bellamin. Les marchands détaillants continuent en plein air à étaler leurs marchandises sans peur ni crainte. Ce n’était qu’une mesure pour se souvenir de la présence de l’autorité, rien que ça.
La rareté du carburant dans les pompes à essences a aussi des retombées négatives sur l’état d’avancement des travaux de rénovation de la ville de Port-de-Paix, selon le directeur départemental du Ministère des Travaux Publics, transports et communication, l’ingénieur Giro Jean Serge. ” Depuis le début du lancement des chantiers, nous avons confronté pas mal de contraintes, mais la plus grave est le problème de carburant pour renflouer les matériels roulants “, a-t-il lâché au micro de la Radio Pacific FM, lors d’une interview réalisée dans son bureau, le Mardi 09 Avril 2019. Ces coupures enregistrés de temps en temps sur les chantiers permettront de prolonger la durée des travaux qui devraient être achevés dans une intervalle de trois (3) mois, si l’on se réfère aux déclarations de l’ ingénieur Giro du MTPTC dans le Nord’Ouest.
Pour l’instant, des chantiers relatifs au projet de rénovation de Port-de-Paix, lancé sous les instructions du président de la république, s’interromprent momentanément. Ces travaux se consistent notamment aux bétonnages de plusieurs rues, l’entrée du commissariat de Port-de-Paix où est logés la grande majorité des bureaux publics du département, le drainage de la route des trois rivières, pour ne citer que ceux-là. Le projet de rénovation du chef-lieu du département du Nord’Ouest doit non seulement redorer l’image se la fière citer de Cappoix La mort, mais également améliorer l’état de vulnérabilité de la ville et diminuer les risques d’inondation. Malheureusement, après plus de trois mois de démarrage, les travaux ne sont pas même à 30% d’achèvement, vue les turbulences politiques et la rareté flagrante du carburant.
Entretemps, les gens attendent que la situation retourne à la normale, en demandant à l’État haïtien de prendre les mesures qui s’imposent. Car, chaque fois qu’il a rareté de carburant sur le marché, ceux et celles des secteurs commercial, transport et autre en ont profité pour ajuster les prix des produits à la hausse, et ceci de manière injuste et criminelle même. Surtout, dans la ville de Port-de-Paix cette pratique est monnaie courante. Des produits que les grossistes ont acheté à prix normal, il les revendent à un prix exagéré (marché noir). Ce qui signifie la rareté des produits pétroliers contribuent à augmenter la cherté de la vie d’une population qui vivent déjà dans une condition de précarité économique.
Marc Edy Ossam, Reporteur






