L’assassinat du journaliste Rospide Pétion : l’AJNO condamne

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TRiboLAND

PORT-DE-PAIX__(TRiboLAND) L’Association des journalistes du Nord’Ouest (AJNO) condamne vivement l’assassinat du journaliste Rospide Pétion dans la nuit du Lundi 10 Juin à Port-au-Prince par des bandits lourdement armés et non identifiés. La Victime a trouvé la mort en regagnant ses pénates, après avoir fini de présenter une émission ” ti bat bouch” sur les ondes de la Radio Sans Fin (RSF), selon les informations, dont dispose le www.triboland.com. Cet acte barbare et gratuit est difficile d’accepter au sein du secteur de la presse en Haïti en général, dans le Nord’Ouest en particulier, dans une conjoncture toute particulière où la vie des travailleurs de la presse est pertinemment menacée. Cette oeuvre du phénomène grandissant du banditisme plongeant la presse haïtienne dans la plus profonde tristesse, d’après le secrétaire général de l’AJNO.

Journaliste RSF, Rospide Pétion


“La mort tragique de notre confrère qui travaillait pour la station RSF est coup dur porté à la grande famille de la presse haïtienne. Cette action criminelle ne doit pas rester impunis. C’est pourquoi, en condamnant de tel forfait, l’association des journalistes du Nord’Ouest appelle les autorités judiciaires de ce pays et la police Nationale d’Haïti à tout mettre en oeuvre de sorte que les auteurs et les coauteurs de cet acte reçoivent les sanctions qui y sont prévues par loi”, s’exclame le Journaliste Ychmuch Corneille. Une mission qui pourrait être moins difficile pour les autorités concernées, puisqu’il y aurait plein d’indices qui permettront de retracer l’origine de ce crime, si l’on veut croire aux différentes déclarations faites sur ce dossiers sur les ondes de certaines stations de Radio dans la capitale, ce Mardi.


Toutefois, en Haïti les enquêtes menées sur des cas de crime ne sont pas toujours abouties. Telles par exemple, les enquêtes administrées sur la mort de Jean Léopaul Dominique, de Jacques Roches et de Vladimir Legagneur, pour ne citer que ces journalistes là, restent encore dans les tiroirs. Fort de cela, le secrétaire général de l’AJNO cherche des renforts. ” Ce n’est pas une première attaque contre les journalistes et les médias dans ce pays. Et la presse haïtienne en général ne doit pas rester les bras croisés devant cette douloureuse épreuve. C’est pourquoi, au niveau de l’AJNO, nous sollicitons l’appui de la presse internationale et les organismes de la défense des droits humains afin de faire un faisceau pour que cette fois-ci toutes les lumières soient faites et que les criminels aillent se réfugier au pénitencier national”, martèle M. Corneille.


Soulignons que la même journée du Lundi des véhicules de services de la Télé Radio Guinen ont été incendiés par des protestaires. C’est qui signifie que le secteur de la presse a été sauvagement attaqué ce jour-là. C’est en ce sens que l’Association Nationale des Médias Haïtiens ( ANMH), dans une note de presse, appelle les protestataires à respecter la mission des médias et le rôles des journalistes. Pour sa part, le secrétaire général de l’association des journalistes du Nord’Ouest croit qu’aucun travailleur de la presse devrait pas être contraindre de faire plaisir à quiconque. ” Les journalistes ont leur libre expressions. Personne n’a le droit de les intimider e’ vertus de leurs opinions et leur position citoyenne dans des circonstances exceptionnelles. Car, c’est droit garanti par la constitution de 1987, sur la liberté d’expression “, insiste le journaliste Ychmuch Corneille.

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